Tabagisme : 10 ans sans fumer dans les lieux publics

Le 1er février 2007, il devenait interdit de fumer dans les lieux publics. La mesure a-t-elle permis de faire chuter le nombre de fumeurs en France ?

Cela fait dix ans qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics comme les gares, les aéroports, les écoles et les hôpitaux. Un an après, les bars, les restaurants et les boîtes de nuit ont suivi la même consigne. La mesure a-t-elle aidé à faire baisser le nombre de fumeurs ?

Bilan après 10 ans sans tabac dans les lieux publics

Après 10 ans sans que les fumeurs aient allumé une cigarette dans un lieu public, l’heure est au bilan. En effet, la mesure a été plutôt bien respectée et les mentalités ont même changé. Certains Français commencent à trouver étonnant, dans certains pays étrangers, de pouvoir fumer au restaurant quand d’autres ont également arrêté de fumer chez eux. C’est donc le tabagisme passif qui est le vrai vainqueur de cette mesure.

Si la consommation des fumeurs diminue, le nombre de fumeurs, lui, n’a pas baissé et stagne à 32 % de la population. Chaque année le tabac entraîne la mort de 70.000 personnes par an. Interrogé par France Info, le professeur Bernard Dautzenberg, tabacologue à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris signale qu’« il manque un élément majeur : il est nécessaire de procéder à des augmentations massives du prix du tabac pour pouvoir diminuer la consommation et de mettre les lobbies du tabac à la porte ».

Bientôt de nouvelles mesures antitabac

Le combat de Marisol Touraine, ministre de la Santé, n’est en effet pas terminé. Après les paquets neutres, elle souhaite voir augmenter le prix du tabac à rouler dès 2018. Et ce n’est pas tout. D’ici un an les cigarettes dites attrayantes comme les Vogue, Fine ou Allure devront changer de nom si elles veulent continuer à être vendues. Dans deux ans, certains cigares et cigarillos, comme Café crème, Paradiso et Punch, seront aussi visés par cette mesure.

De plus, les mentions relatives au goût des cigarettes (menthe) ne seront plus autorisées. De son côté, la hausse du prix des cigarettes avait été votée mais n’a pas été répercutée par certains industriels. Les prix sont restés stables. La ministre a alors expliqué au micro de RTL que « les hausses viendront plus tard […]. Je ne lâcherai pas, car augmenter le prix du tabac c’est important en terme de santé publique ». 

Source : consoglobe.com

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