Écosystème forestier : pistes pour sauver les mangroves, ces réservoirs biologique et écologique

Un atelier d’identification des indicateurs de suivi écologique et de restauration des mangroves, zones humides associées et écosystèmes forestiers côtiers de la République du Congo, a été organisé du 10 au 11 février à Pointe-Noire. Les assises ont eu lieu en présence de Victor Mamonekené, directeur général des Eaux, représentant la ministre de l’Économie forestière, du Développement durable et de l’Environnement.

L'atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Mangrove qui se réalise en collaboration avec d’autres parties prenantes avec l’appui technique et financier de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’élevage). Il a réuni pendant deux jours les cardes et experts de différents départements ministériels, des membres des ONG et différents autres acteurs concernés par la question.

Selon Marius Saya Maba, assistant au programme de la FAO, représentant Suze Percy Filippini, représentante de la FAO au Congo, « la conservation d’un équilibre entre les besoins des communautés côtières et la survie écologique des mangroves résiduelles a aussi longtemps fait l’objet des exhortations constantes, considérablement au niveau national qu’international. Mais aucun programme de réhabilitation ou de conservation entrepris aussi bien par le gouvernement que par la société civile n’a réussi à inverser les tendances actuelles de perte des mangroves. Des réponses plus complètes aux causes profondes des maux au niveau national sont nécessaires ». Et d’ajouter : « L’identification d’indicateurs pour l’élaboration d’un plan de suivi écologique et de restauration des mangroves arrive au moment où le gouvernement du Congo en collaboration 

Avec la FAO s’investit dans la phase d’élaboration de certaines politiques et stratégies en rapport avec le développement et la gestion durable des ressources pour améliorer les conditions de vie des populations à l’instar du plan d’action national pour la gestion intégrée des mangroves, zones humides associées et des écosystèmes forestiers côtiers de la République du Congo ».

Pour  Victor Mamonekené, malgré l’importance des mangroves, zones humides associées et forêts côtières du Congo dans l’amélioration des moyens d’existence locaux et leur biodiversité qui revêt un intérêt mondial, ces écosystèmes ne bénéficient pas encore d’un régime de protection efficace pour leur conservation et utilisation durable, en dépit de la ratification par le Congo de plusieurs conventions internationales relatives à la protection de la biodiversité « Je suis heureux de voir et aussi de constater comment les activités menées dans le cadre de ce Projet Mangrove, auxquelles participent un grand nombre d’experts, cadres, responsables de note pays  ont évolué et donné des résultats aussi significatifs », a-t-il renchéri. Signalons que selon les dernières évaluations sur les mangroves, la terre a perdu 3,6 millions d’hectares de mangroves depuis 1980, soit une petIte effrayante de l’ordre de 20 % de la superficie totale.

Source : adiac-congo.com
 

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