La fin de l’humanité : un algorithme calcule qui calcule

D’après un algorithme mis au point par deux scientifiques, la température a augmenté, au cours des 45 dernières années, 170 fois plus vite que la moyenne des 7.000 années précédentes.

Une formule mathématique suit l’évolution de l’impact environnemental des hommes

Une formule baptisée « équation de l’Anthropocène », a été mise au point par Will Stelfen, un professeur et chercheur en climatologie à l’Australian National University et Owen Gaffney, un consultant en communication et journaliste spécialisé dans les sciences. Selon leur formule, publiée dans la revue The Anthropocene Review, l’activité humaine modifie l’environnement 170 fois plus vite que dans des « conditions normales ».

Avant l’Anthropocène, l’ère géologique actuelle au cours de laquelle l’activité humaine a exercé une influence dominante sur l’écosystème planétaire, trois facteurs principaux déterminaient l’environnement de la Terre : les forces astronomiques (A), les forces géophysiques (G), et les dynamiques interne (I). Mais au cours du siècle dernier, ces trois forces se sont largement effacées sous à l’effet écrasant de l’activité humaine (H). À partir de ce constat, les deux scientifiques ont pu modeler leur équation, qui suggère principalement qu’en raison de la croissance massive de la population, la consommation de masse et la technologie, le facteur H est devenu la seule force façonnant la trajectoire du système environnemental de la Terre.

Notre planète est en « état d’alerte »

Pour démontrer leur argument, les chercheurs ont analysé la vitesse du changement de la température globale au cours des 7.000 dernières années. Jusqu’à il y a 45 ans, la température mondiale baissait de 1,7 degré par siècle, mais depuis l’industrialisation actuelle, la tendance s’est inversée et d’après les projections, la température mondiale augmentera désormais de 1,7 degré par siècle, ce qui, concrètement, signifie que la température augmentera 170 fois plus vite que la moyenne des 7.000 années précédentes.

D’après les scientifiques, cela implique que « loin de vivre sur une planète très résiliente, nous vivons sur une planète en état d’alerte ». Ils considèrent ainsi que « nous nous sommes laissés bercer par un faux sentiment de sécurité lié à la stabilité trompeuse de l’Holocène » (l’ère géologique précédente qui a duré 11.700 ans). « De manière remarquable et accidentelle, nous avons expulsé la Terre de l’enveloppe interglaciale et nous évoluons désormais en terrain inconnu », poursuivent-ils.  Leurs conclusions sont sans appel : l’humanité a atteint un point de basculement, et la façon dont nos dirigeants décideront d’agir maintenant et dans les dix années à venir déterminera la direction que prendra notre futur. Les auteurs qualifient ainsi leur étude de « déclaration sans équivoque des risques que prennent les sociétés industrialisées à un moment où l’action est vitale ».

Source : consoglobe.com 

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