Biodiversité. Un enjeu majeur pour sauver la faune et la flore

Les différentes observations entreprises depuis le début de ce XXIe siècle sont alarmantes. Déjà, plusieurs espèces animales et végétales ont disparu de la région Pays de la Loire ou sont en voie d’extinction. Le remède ? La préservation et la restauration de milieux naturels propices à leur survie.

Des oiseaux communs de moins en moins nombreux, des espèces végétales qui disparaissent, des cours d’eau dont la mauvaise qualité se distingue à l’échelon national. L’état des lieux n’est pas réjouissant en Pays de la Loire.

La menace d’un printemps silencieux

Le CNRS et le Muséum d’histoire naturelle ont tiré la sonnette d’alarme en début d’année, face à la disparition de nombreux oiseaux des campagnes, « un déclin proche de la catastrophe écologique ». En Pays de la Loire, la Ligue de protection des oiseaux a observé l’évolution des espèces communes dans la région, de 2002 à 2015. Le constat est accablant : sur 132 espèces, 37 sont en régression préoccupante.
Par exemple, la population de chardonnerets élégants, de verdiers d’Europe et de bruants jaunes a baissé de plus de 60 % en quinze ans. Principales explications : les traitements agricoles chimiques néfastes à la reproduction et aux insectes, l’urbanisation et l’artificialisation des sols fatals aux haies et prairies naturelles, et le réchauffement climatique éloignant certains oiseaux de nos contrées.

20 % des plantes en danger

« La liste rouge de la flore vasculaire des Pays de la Loire », c’est le titre de l’étude publiée en novembre 2016 par le Conservatoire botanique national de Brest. 1 750 plantes à fleur et fougères indigènes ont été passées au crible. 76 espèces (4,5 %) ont disparu parmi lesquelles le Liparis de Loesel, orchidée typique des zones humides qui se développait dans les sols tourbeux peu acides.
272 espèces (15,5 %) sont en danger comme l’orchis punaise dont il ne reste que quelques centaines de pieds en Maine-et-Loire, ou la crassule de vaillant, petite plante des mares temporaires. Les plantes les plus touchées se situent dans les zones humides mais aussi dans les milieux naturels exposés au développement de l’agriculture intensive et à l’artificialisation des sols.

Des cours d’eau en mauvais état

Avec un taux de 1 % des cours d’eau en bon état écologique, les Pays de la Loire affichent le pire score de toutes les régions françaises. Bonnets d’âne : la Vendée (1 %) et la Loire-Atlantique (2 %). La moyenne nationale est de 43 %. La situation géologique de la région n’est pas favorable. Le faible volume des nappes souterraines limite la régulation des cours d’eau qui s’exposent ainsi davantage à la pollution au moment de l’étiage.
Malgré un programme de reconquête, la situation tarde à s’améliorer. Oublié, l’objectif de 47 % fixé pour… 2015. Et déjà compromis, le taux de 37 %, revu à la baisse, ambitionné pour 2021. Amorcée, la restauration des cours d’eau, notamment grâce à la suppression de barrages et la chasse aux rejets de polluants, prendra du temps.

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