Les USA ne protègeront pas les animaux menacés par le « mur » de Trump

La Cour Suprême Américaine a récemment refusé de se pencher sur un dossier présenté par des associations de protection de la nature, au sujet des menaces qui pèseront sur de nombreuses espèces… si jamais le mur à la frontière américano-mexicaine voulu par Donald Trump voit le jour.

À une époque où les questions de nature et de biodiversité s'imposent peu à peu dans le débat public, la Cour Suprême des États-Unis d'Amérique a déclaré qu'elle ne s'occuperait pas des animaux menacés par le projet de construction d'un mur entre le Mexique et les USA.

Fin de non-recevoir 

Projet aussi pharaonique que démentiel porté par le président Donald Trump.

Cette décision de la plus haute instance juridique américaine a été rendue publique le 3 Décembre dernier, rejetant la demande commune de plusieurs associations de défense du monde animal ; qui ne cessent d'alerter sur les conséquences écologiques désastreuses qui adviendront si jamais Donald Trump lance la construction de ce mur gigantesque censé " préserver " les USA de l'immigration clandestine. 

Trois associations (le Centre pour la diversité biologique, le Fond de défense juridique des animaux et les Défenseurs de la nature) alertent depuis plusieurs mois la justice américaine sur ce projet pernicieux… en vain.

Menace pour la faune sauvage 

"Le mur pourrait menacer des douzaines d'espèces en danger ou menacées dont le jaguar, le loup du Mexique, l'ocelot, le Sonoran pronghorn, la chouette tachetée du Mexique, le damier Quino et le gobemoucheron de Californie. Quelques-unes de ces espèces, comme le jaguar, commencent tout juste à s'éloigner de l'extinction et le mur à la frontière pourrait compromettre cette amélioration et causer leur disparition", explique sur son site internet le Fond de défense juridique des animaux.

Aux États-Unis, une loi datant de 1996 autorise le Gouvernement fédéral à outrepasser certaines règles environnementales afin de bâtir des murs et des barrières à la frontière du pays.

Combat juridique

Les associations avaient d'abord fait appel à un juge Fédéral de Californie, qui les avait déboutées une première fois. Les ONG se tournèrent alors, en dernier recours, vers la Cour Suprême.

À nouveau rejetées, les associations n'entendent évidemment pas en rester là : elles vont désormais plaider leur cause auprès d’un cours de district des USA et dans la cour d'appel des États-Unis pour le Neuvième Circuit. Cependant, le projet de mur à la frontière entre le Mexique et les USA est loin d'être sur les rails.

Les Démocrates sont en effet vivement opposés à cette folie architecturale. De son côté, le Congrès n'a pas encore débloqué les fonds nécessaires à sa construction.
De son côté, le président Trump pousse pour la création d'une loi de financement à hauteur de 5 milliards de dollars qui aideraient à financer sa promesse de campagne faite en 2016 et qui, à l'époque, lui valait les railleries de la classe politique.

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