Ânes : top 3 de ces merveilleux animaux !

Aujourd'hui, on regarde encore un peu trop l'âne essentiellement comme un animal de ferme, utilisé pour les travaux agricoles. Pourtant, cet animal est bien plus intelligent qu'on ne le croit et recèle surtout beaucoup de surprises ! Voici notre Top 3 de nos ânes préférés…

L'Âne commun (Equus asinus ou Equus africanus asinus) est la forme domestique de l'Âne sauvage d'Afrique, qui a été domestiqué dans la vallée du Nil vers 5000 av. J.-C. Si sa principale utilisation dans le monde est toujours liée au travail, dans les pays développés il est plutôt reconnu comme animal de loisirs ou de compagnie.

Les évolutions de la population asine dans le monde sont ainsi liées à la place de l'âne dans les sociétés. La plupart des ânes n'appartiennent à aucune race particulière tellement les manipulations génétiques sont malheureusement courantes, mais cette notion prend toute son importance dans les régions à faibles effectifs, où la sauvegarde des races asines est organisée au sein d'associations, se faisant reflet de la richesse des territoires ruraux.

L'âne commun a également formé des populations vivant à l'état sauvage en Australie et en Amérique. C'est le phénomène du marronnage. Injustement décrit comme " bête " et " têtu ", l'âne a très tôt été utilisé comme symbole. On trouve sa présence dans les mythes, les légendes, la religion et toutes les formes d'art.

S'il personnifie la bêtise, la débauche, et l'entêtement, c'est également un exemple d'humilité et de patience.

1/ L'Âne du Poitou

L'âne du Poitou, communément nommé à tort " baudet " du Poitou, est une race d'ânes très ancienne originaire du Poitou, dans l'ouest de la France. La première mention écrite de cet âne remonte au Xème siècle, ce qui en fait la plus ancienne race d'âne de France : des traces formelles existent dès le Moyen Âge !

Très facilement reconnaissable par son pelage caractéristique d'une longueur peu commune chez un équidé, c'est un âne de grande taille avec une forte ossature. Sa sélection s'est faite au cours des siècles dans une optique unique de production de mulets, activité très lucrative pour la région jusqu'au milieu du XXème siècle.

Menacé de disparition faute de débouchés, il fait l'objet de plusieurs plans de sauvegarde visant à stabiliser les effectifs de la race et assurer sa pérennité. Si sa reconversion au bât et à l'attelage est réelle, il reste avant tout un animal emblématique de la région, souvent mis en avant dans des manifestations rurales locales.

2/ L'American Mammoth Jackstock

L'American Mammoth Jackstock ou Mammoth Jack est une race d'âne américaine née du croisement entre différentes races européennes importées. Officiellement créée en 1988, la race est aujourd'hui gérée par " l'American Mammoth Jackstock Registry ".

Cependant, les origines de la race remontent aux premiers jours de l'histoire des États-Unis. Avant le XVIIIème siècle, les États-Unis importaient directement leurs mules et mulets d'Europe. George Washington eut l'initiative de favoriser ce type d'élevage sur le sol américain en vue de développer une politique de transport dynamisante pour l'économie.

L'âne American Mammoth Jackstock est un âne de très grande taille, dont la hauteur minimum au garrot est fixée par le registre d'élevage. Sa robe historique tire sur le noir et le brun, mais on trouve aujourd'hui une grande variété de robes chez cet âne. Élevé principalement pour la production mulassière dans son pays, il l'est également, mais en plus faibles effectifs, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Canada.

3/ L'Âne grand noir du Berry

L'âne grand noir du berry est une race d'âne originaire du centre de la France, et plus particulièrement de l'ancienne province du Berry qui correspond de nos jours aux départements du Cher et de l'Indre. C'est un animal de grande taille caractérisé par sa robe noire. C'est une race à faible effectif avec un élevage très centré dans son berceau d'origine. Les origines de cet âne sont d'ailleurs sujettes à conjectures...

Certains pensent qu'il proviendrait d'Algérie, importé massivement au début de l'époque coloniale, d'autres que des maquignons d'origine gitane l'auraient importé dans les importantes foires locales.

Au début du XXème siècle, Lignières devient le centre du maquignonnage du grand noir du Berry. La race n'a été reconnue officiellement qu'en 1994. Il s'agit de la deuxième race asine française à être reconnue par les " Haras Nationaux ", derrière le " baudet du Poitou " près d'un siècle auparavant.

0 Commentaires