Dieselgate : après Renault, maintenant c'est Citroën

Après Volskwagen et Renault, au tour de Citroën ? Le débat sur les normes européennes d’émissions polluantes de voitures est loin d’être clos. Voilà qu’un autre constructeur est pointé du doigt. Des tests européens auraient révélé des anomalies sur le moteur de la Cactus diesel Blue HDI 100 produite par le Français PSA.

Leurs publications, hier, par le Joint Research Center (JRC, laboratoire scientifique rattaché à la Commission européenne) confirment des écarts importants entre homologation et circulation sur route sur cette voiture. Son moteur connaît des dépassements d’émissions polluantes d’oxyde d’azote (NOx) quand il fait froid ou très chaud.

Suspicion de fraude

« Si on change légèrement la température dans laquelle le test se déroule (de la température standard 23 °C à 30 °C), les émissions explosent », selon une analyse d’un proche du dossier à la Commission européenne. L’équipe de Yannick Jadot, candidat à la présidentielle française sous la bannière Europe Ecologie-Les Verts évoque une « suspicion de fraude ». Ce rapport montre également que « la technologie de réduction du NOx de la Citroën n’est pas très performante à des températures basses ».

Les émissions de trois véhicules diesel (Skoda Yeti TDi, Citroën C4 Cactus BlueHDI 100, Audi A3) et d’un modèle essence (Ford Fiesta) avaient été mesurées au cours du 3e trimestre 2016 en laboratoire et sur quatre routes d’Espagne et Italie.

Mais le fait qu’une seule voiture pour chacun de ces modèles ait été testée souligne les limites des conclusions de ce rapport. Le groupe PSA, qui possède Citroën, s’est dit « surpris par le résultat » des tests du JRC, qui ne lui a « pas été communiqué ».

Source : ledauphine.com
 

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