Si tu rencontres dans ton chemin un nid d'oiseau, sur un arbre ou sur la terre, avec des petits ou des œufs, et la mère couchée sur les petits ou sur les œufs, tu ne prendras pas la mère et les petits,
tu laisseras aller la mère et tu ne prendras que les petits, afin que tu sois heureux et que tu prolonges tes jours.
Deutéronome 22:6-7

Dans cette série d’articles, on découvre le point de vue religieux sur les droits des animaux.

Respect des animaux : quelques remarques

Des philosophes de l’Antiquité ont initié le débat sur les droits des animaux. Parmi ces philosophes, Pythagore est appelé « le premier philosophe des droits des animaux ».

Selon l’Ancien Testament, l’homme et l’animal ont été modelés avec la même glaise (Gn 2, 7.19) et leurs âmes sont toutes deux liées au sang (Gn 4, 10; 9, 5-7).

Il y a de nombreux hadîths dans le livre « Muwatta », une des premières rédactions de la loi musulmane, qui concernent les droits des animaux. Par exemple, dans ce livre, nous découvrons que Mahomet respectait beaucoup les animaux et même essuyait la bouche de son cheval avec son vêtement.

Pour Aristote, le grand philosophe de l’Antiquité (384-322 avt. J.-Chr.), même les plantes ont une âme, parce qu’elles sont des êtres vivants.

Dans le Judaïsme, les espèces animales qui peuvent être abattues rituellement sont celles désignées dans le chapitre XI du Lévitique, relatif aux animaux purs et impurs. Les espèces comestibles sont réparties en 3 classes correspondant aux trois éléments de vie : la terre, l’eau et l’air, c’est à dire à l’Ordre de la Création divine : « Voici les animaux que vous pouvez manger, parmi toutes les bêtes qui vivent sur la terre : tout ce qui a le pied corné et divisé en deux parmi les animaux ruminants, vous pouvez le manger. […] Voici ce que vous pouvez manger des divers animaux aquatiques : tout ce qui, dans les eaux, mers ou rivières, est pourvu de nageoires et d’écailles. »

Dans l’autre livre des Musulmans, nommé « Mishkât-oul-Masâbih », nous découvrons une autre histoire notable. Mahomet dit : « Quand vous entrez dans un pays fertile, continuez son voyage plus lentement pour que vos chameaux puissent paître plus aisément […] ». Les espèces animales bénéficient du statut de créature, tout comme les êtres humains : « Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communautés. » [Le Coran, 6:38].

Interdiction de faire mourir deux fois ?

Dans le judaïsme, la Torah envisage une vie joyeuse et paisible pour les animaux, et que s’ils doivent être tués pour la nourriture, ils doivent finir leur vie heureuse rapidement et sans douleur. La tradition juive est remplie de compassion envers les animaux, et s’oppose fortement au fait d’infliger une douleur à une autre créature vivante.

Dans l’Islam, comme chez Juifs, l'abattage doit se faire dans le respect des animaux et en leur évitant de souffrir : On raconte qu’un jour, quelqu’un aiguisait son couteau devant une bête qu’il avait préalablement immobilisée à terre, Mahomet lui dit : « Tu veux donc la faire mourir deux fois ? Pourquoi n'as-tu pas aiguisé ton couteau avant de l'immobiliser ? » Cette réaction est l’une des leçons notables sur les droits des animaux que Mahomet donne aux Musulmans. Ainsi, ces deux religions abrahamiques exigent que si un animal doit être tué, le moment de la mort soit aussi rapide et indolore que possible.

Chez les Bouddhistes, tous les êtres ont le droit fondamental d'exister et de ne pas souffrir.  Toutes les écoles bouddhiques estiment qu'il n'est en aucune manière digne d'un être humain, et de son intelligence, d'exploiter ou d'opprimer les autres êtres. Quand un bouddhiste adopte sa voie spirituelle, il doit déclarer : « En prenant le Dharma pour refuge, je promets de ne plus nuire aux êtres », ce qui s'applique bien sûr aussi aux animaux…

A suivre…

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