Le premier lundi d’octobre de chaque année est marqué par la journée mondiale de l’habitat. 

Par sa résolution 40/202, du 17 décembre 1985, l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de faire du premier lundi d'octobre de chaque année la Journée mondiale de l'habitat. Cette Journée met l'accent sur le droit fondamental de tous à un logement adéquat et rappelle également à la communauté internationale sa responsabilité collective dans l'avenir de l'habitat humain.

Transformer les déchets en ressources grâce aux technologies de pointe

Selon l’ONU, La Journée mondiale de l’habitat a, cette année, comme objectif principal de promouvoir la contribution des technologies de pointe à la gestion durable des déchets afin de réaliser l’Objectif de développement durable n ° 11 et parvenir à des villes inclusives, sûres, résilientes et durables. Au-delà des déchets solides, cela inclut tous les déchets produits par l'activité humaine (solides, liquides, domestiques, industriels et commerciaux), qui continuent d'avoir des effets dévastateurs sur le climat, la santé publique et l'environnement.

António Guterres, Secrétaire général de l'ONU :
« Les solutions commencent par des mesures modestes que chacun et chacune d’entre nous peut prendre pour changer le mode de fonctionnement de nos villes. Nous devons réduire la quantité de déchets que nous produisons, et, en même temps, commencer à considérer ces déchets comme des ressources précieuses, qui peuvent être réutilisées et recyclées, y compris pour produire de l’énergie. »

Les technologies ont un potentiel considérable. Elles peuvent améliorer les conditions de vie et de travail des individus mais aussi accélérer de manière significative les efforts menés en vue d'atteindre les Objectifs de développement durable et de lutter contre les effets des changements climatiques. Les technologies de pointe, telles que l'automatisation, la robotique, les véhicules électriques, les technologies liées aux énergies renouvelables, la biotechnologie ou l'intelligence artificielle peuvent transformer la sphère sociale, l’économie et l’environnement. Elles peuvent aussi offrir des solutions adaptées, novatrices, moins coûteuses, plus rapides et faciles mettre en œuvre au quotidien, notamment en matière de gestion des déchets.

Automatisation de la gestion des déchets plastiques

Les effets de la transition numérique sont massifs : on estime que des millions d'emplois au niveau mondial migreront vers les machines. La part d'heures travaillées par les humains passera à 58 %, et celle des machines à 42 % en 2022 (contre 29 % en 2018).

En 2016, pour la première fois, les quantités de plastiques recyclées en Europe ont dépassé les quantités mises en décharge. 
L'industrie du plastique en Europe emploie 1,5 million de personnes, dans 60.000 entreprises, pour un chiffre d'affaires de 355 milliards d'euros.

8,4 millions de tonnes ont pu ainsi être recyclées en Europe ou hors de ses frontières.

Valoriser les déchets grâce à l’intelligence artificielle

Selon l'article rédigé par Augustin Marty, PDG et co-fondateur de Deepomatic, sur le site usinenouvelle.com, la France a trois options pour traiter ses déchets, dont deux - l’incinération et le recyclage - qui permettent une valorisation des déchets. L’incinération a l’avantage de produire de l’énergie : en brûlant une tonne de déchets ménagers, on peut produire 700 kWh d'électricité ou jusqu'à 1.500 kWh de chaleur. Le recyclage, quant à lui, trie les déchets pour les transformer en matière première prête à l'emploi et les réintroduire sur le marché. Ce procédé comporte de nombreux avantages, mais est encore sous-développé en France. Pourtant, avec les dizaines de millions de tonnes de déchets qu’il faut traiter chaque année, il s’agit d’un enjeu majeur de société dont l’État, les industriels et les entreprises de tri doivent se saisir. La valorisation des déchets ne pourra se faire efficacement et à grande échelle qu’avec les avancées technologiques apportées par l’Intelligence Artificielle. Voici quelques exemples :

Incinération des déchets : réduction des coûts et hausse de la productivité

Aujourd’hui, les usines d’incinération ne trient pas les déchets qui sont envoyés directement des bennes aux fours. Ainsi, les fours brûlent des matériaux qui ne devraient pas être incinérés, tels que des matelas, bloquant l’alimentation de combustibles, engraissant les filtres, et provoquant l’arrêt de la centrale de production d’électricité pour maintenance. Il faut alors nettoyer l’incinérateur afin qu’il redémarre. Chaque mise à l’arrêt est chère et polluante, et donc dommageable aussi bien pour l’entreprise que pour l’environnement. Désormais, grâce à l’IA, les opérateurs peuvent installer une caméra intelligente dotée de reconnaissance visuelle qui identifie automatiquement tout objet non conforme lors du déversement des bennes, et envoie une alerte afin que celui-ci soit retiré avant l’incinération. C’est une solution efficace pour améliorer les processus en limitant au maximum l’arrêt des fours et ainsi réduire grandement les coûts.

Recyclage des déchets : un contrôle qualité en continu

Il existe déjà Max AI, un robot capable d'effectuer jusqu'à 3600 gestes de tri par heure et de reconnaître des milliers de types d’objets dans le but d’automatiser un peu plus le tri des déchets ménagers et améliorer le recyclage.  Cependant, il est encore en période d’apprentissage et commet des erreurs. En revanche, dans le contexte actuel du marché global du recyclage, la qualité des déchets se retrouve au cœur des préoccupations nationales, et l’IA peut être une aide précieuse dans ce domaine.

Depuis 2018 la Chine interdit l’importation de 24 types de déchets et refuse d’acheter des déchets en plastique recyclé d’une pureté non négligeable de 99,5%. En se munissant de la reconnaissance visuelle, les centres de tri peuvent accéder en temps réel à l’information nécessaire sur la qualité des matériaux recyclés. Cette technologie identifie les déchets déposés sur le tapis roulant et alerte automatiquement un opérateur lorsqu’un lot dépasse le seuil de conformité. Plus besoin d’effectuer des tests de qualité par échantillonnage manuel.  Cela permet de diminuer les stocks de déchets recyclés non vendus, et d’améliorer le processus du contrôle qualité - un gain de temps et d’argent non négligeable ! 

Pour conclure...

Le refus de la Chine puis de l’Asie du Sud-Est d’importer nos déchets plastiques, combiné aux enjeux du réchauffement climatique, poussent les pays d’Europe à trouver des solutions pour revaloriser leurs déchets sur leur propre sol. En France, les services de R&D des entreprises de traitement des déchets considèrent de plus en plus l’IA comme un outil incontournable. Elle permet aux entreprises de gagner en productivité en améliorant la gestion des déchets et en optimisant les processus de tri et de valorisation.

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