La notion de biodiversité

La biodiversité est une notion complexe et est issue d’un long et lent processus d’évolution du monde vivant sur l’ensemble de notre planète depuis 3,5 milliards d’années. En somme, la biodiversité participe au développement du tissu vivant sur notre planète en recouvrant l’ensemble des milieux naturels et formes de vie, tels que les plantes, les animaux, les champignons, le corail etc. La biodiversité intervient également dans toutes les relations et interactions qui existent entre les organismes vivants et entre ces derniers et leurs milieux de vie respectifs.

Pour notre part, l’Homme est une espèce à part entière de ce tissu vivant originellement en symbiose avec les autres espèces et milieux de vie, or aujourd’hui l’Homme par son empreinte de plus en plus conséquente sur son environnement et les milieux de vie, a une responsabilité grandissante dans le dérèglement de la biodiversité. En effet, l’Homme, par ses actions anthropiques nuisibles (Agriculture productiviste, rejets atmosphériques, pollutions de toute nature etc.) dénature et modifie considérablement l’équilibre et la diversité des milieux de vie à toutes les échelles, allant des océans aux forêts, en passant par les étendues végétalisées ou désertiques.

L’Homme a également nuit à la diversité des espèces vivant dans ces différents milieux naturels, en causant la disparition de certaines espèces, en déséquilibrant les écosystèmes et en rendant dans certains cas caduque, la chaîne alimentaire.

Journée internationale de la diversité biologique

La biodiversité indispensable à la Vie

La biodiversité est aujourd’hui menacée de toute part et cause de nombreux bouleversements alors même que celle-ci est au centre de la Vie, en offrant à l’Homme, la possibilité de vivre convenablement par son caractère indispensable à la présence de vies humaine, animale ou végétale.

En effet, la biodiversité est indispensable à notre quotidien car elle est à l’origine de la production d’oxygène essentielle à la Vie, de notre nourriture, de la production de nos médicaments, de nos matières premières (bois, fibres etc.).

De plus, la biodiversité permet la sauvegarde des milieux naturels et espèces nous rendant des services vitaux. Des animaux, en particulier, les insectes, assurent la pollinisation d’une multitude de végétaux permettant à l’Homme de subvenir à ses besoins en matière de nourriture quotidienne ; des espèces, comme le ver contribuent à la fertilité des sols essentielle à notre Agriculture ; des végétaux contribuent à une épuration naturelle de l’eau en y puisant des éléments constitutifs de leur croissance ; des tourbières constituent des puits à carbone toute comme les arbres, en stockant certains de nos rejets atmosphériques ; des milieux humides protègent contre l’érosion des sols, des littoraux et atténuent l’intensité des crues et inondations, et contribuent ainsi à lutter au quotidien contre les effets du changement climatique. En somme, la biodiversité fournit actuellement en biens et services près de deux fois la valeur de ce que produit l’Homme chaque année.

Tous ces exemples montrent que la biodiversité est essentielle à la Vie sur Terre et doit être préservée comme un Patrimoine commun de l’Humanité devant être transmis aux nouvelles générations, et faire l’objet d’une politique globale de pérennisation dans le temps des espèces et des milieux naturels qui la composent, car aujourd’hui, les milieux naturels sont lourdement fragilisés par les activités humaines. Sur l’ensemble de notre planète, 60% des milieux naturels ont été dégradés au cours des 50 dernières années et près de 70% sont exploités au-delà de leur capacité comme pour le cas des milieux boisés.

La biodiversité menacée

La biodiversité est menacée lourdement par les activités humaines qui détruisent et fragmentent les milieux naturels, notamment par l’urbanisation, l’artificialisation des sols ou encore les infrastructures, qui surexploitent les espèces sauvages par la surpêche, la déforestation, le braconnage entre autres, qui polluent l’eau, les sols et l’air et enfin, sont responsables du changement climatique pour une grande part en l’aggravant davantage par l’accroissement des rejets atmosphériques qui modifient les conditions de vie des espèces, les forçant à migrer ou à adapter leur mode de vie, ce que toutes les espèces ne sont pas capables de faire d’où la disparition inquiétante et grandissante des espèces aujourd’hui.

L’Homme, par sa responsabilité dans le réchauffement climatique, dérègle la biodiversité qui est un catalyseur influençant directement le climat au niveau mondial (humidité, température etc.) et agissant sur l’eau ou le CO2, par exemple dont dépend la régulation climatique mondiale, d’où la problématique actuelle du réchauffement climatique (de 2 à 3°) provoquant la disparition accélérée du Vivant.

De ce fait, le réchauffement climatique en cours modifie, perturbe et menace le Vivant, en faisant déplacer l’aire de répartition des espèces animales et végétales et en faisant accélérer les cycles végétatifs de développement des plantes.

biodiversité

Entre convictions, engagement et propositions

J’ai la profonde conviction que l’Homme peut endiguer le processus du réchauffement climatique en ralentissant le processus de dégradation de la biodiversité, en changeant ses habitudes et comportements, notamment dans ses pratiques de consommation, dans sa production agricole, dans les usages des sols en freinant ses ardeurs pour la bétonisation ou l’artificialisation des sols, dans son rapport aux animaux par un contrôle plus poussé du braconnage, de la chasse et du recours aux zones naturelles protégées, dans ses manières de produire par un engagement moral des entreprises à limiter leurs rejets atmosphériques et à œuvrer à un développement de « process » plus écologiques par du tri sélectif, des économies énergétiques afin de limiter leurs externalités négatives sur l’Environnement.

Nous devons individuellement et collectivement beaucoup plus peser, Nous Citoyens en participant à œuvrer au développement des consciences et à faire bloc pour mettre sous pression les gouvernements respectifs de chaque pays à mettre en œuvre une réelle et ambitieuse politique amenant à la Transition Écologique dans la continuité de l’Accord de Paris, qui est notamment mis à mal par certains signataires comme les Etats-Unis qui sont sortis alors même qu’ils figurent sur la liste des plus grands pollueurs.

Pour finir, comme la lutte contre le réchauffement climatique et la Transition Écologique n’ont pas de frontières, nous devons à l’échelle européenne, échelon le plus efficace, mener une politique volontariste communautaire permettant de faire face aux défis actuels liés à l’Écologie, en investissant massivement dans la Transition Écologique par la création d’une Banque européenne du climat permettant d’investir dans des projets d’investissements (énergies vertes, fin des énergies fossiles, recours à l’électrique etc.) par l’épargne des européens, en lien direct avec la Banque Centrale Européenne garante de la souveraineté monétaire ; en limitant nos usages des pesticides par deux en 2025, et notamment du Glyphosate d’ici à 2021 ; en interdisant le plastique non-recyclable et les micro plastiques ajoutés ; et enfin, en fermant toutes les centrales fonctionnant aux énergies fossiles et en stoppant les projets de recherche miniers industriels et d’explorations, comme « Montagne d’or », tout en permettant de mettre fin à l’utilisation des énergies fossiles au quotidien.

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