L’Antarctique est marqué par une variabilité climatique extrême, avec de fortes différences entre les côtes et l’intérieur du continent, notamment le plateau glacé où se trouve le pôle Sud.
PHOTO JOHAN ORDONEZ, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

(Paris) Le pôle Sud n’est plus à l’abri du réchauffement : la température y a augmenté trois fois plus vite que la moyenne mondiale au cours des 30 dernières années, en raison de phénomènes naturels « probablement intensifiés » par les changements climatiques, selon une étude publiée lundi. L’Antarctique est marqué par une variabilité climatique extrême, avec de fortes différences entre les côtes et l’intérieur du continent, notamment le plateau glacé où se trouve le pôle Sud. Ainsi, la majeure partie de l’Antarctique occidental et de la péninsule antarctique ont subi un réchauffement et une fonte des glaces dans la deuxième moitié du XXsiècle. « On croyait que cette partie de l’Antarctique – le haut plateau isolé – serait à l’abri du réchauffement. Nous avons découvert que ce n’était plus le cas », a expliqué à l’AFP l’un des auteurs, Kyle Clem, de l’Université Victoria à Wellington. Le « mécanisme premier » ayant conduit à ce réchauffement rapide du pôle Sud, où la température est en permanence largement sous 0 °C (moyenne annuelle autour de -49 °C), est lié à un réchauffement dans la zone tropicale de l’océan Pacifique occidental. Ce qui a entraîné une baisse de la pression atmosphérique dans la mer de Weddell et poussé de l’air chaud vers le pôle Sud, selon l’étude.

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